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cession et financement

Les taux d’intérêts bancaires restent historiquement bas … pour les entreprises aussi !

Taux d’intérêt historiquement bas
La presse se fait l’écho des taux d’intérêt très avantageux dans les financements immobiliers. C’est également une réalité sur le marché des prêts professionnels et crédits aux entreprises.
Pourquoi ces taux ?
La faiblesse des anticipations d’inflation est une première raison à des taux aussi bas. Les taux d’intérêt nominaux expriment pour partie une prime d’inflation, qui compense l’investisseur pour la perte potentielle de pouvoir d’achat de la monnaie. Depuis 10 ans, cette prime d’inflation a progressivement diminué pour atteindre un niveau très faible. Ceci est la conséquence d’une baisse des anticipations d’inflation attribuable consécutive à l’efficacité des banques centrales en matière de lutte contre l’inflation.
Les autres explications sont la raréfaction des actifs sans risque et les programmes d’achats d’obligations d’État à grande échelle des banques centrales (assouplissement quantitatif ou QE). Afin de relancer la croissance suite à la crise financière mondiale, les grandes banques centrales ont abaissé leurs taux courts à quasiment zéro, voire en dessous de zéro dans la zone euro, avant d’exercer une pression directe à la baisse sur les taux longs à travers leurs programmes de QE. Mais la rareté des actifs sans risque pourrait également résulter d’une aversion au risque plus élevée, engendrant une réallocation des portefeuilles des investisseurs en faveur des obligations d’État, perçues comme étant une meilleure couverture contre les risques.
Enfin, la concurrence bancaire fait aussi rage. Même si l’analyse du risque s’est durcit pour les crédits aux entreprises, il n’en reste pas moins que les établissements prêteurs sont à la recherche de flux à capter.
Taux intéressants mais financement plus « difficile » à obtenir
 Les banques sont aujourd’hui plus vigilantes sur l’équilibre du plan de financement lors d’une création – reprise d’entreprise. Pourquoi ? Parce que c’est le moyen de répartir la charge du « risque » entre porteur de projet et établissement prêteur (surtout lors d’une cession de titres sociaux). Aussi, les banques demandent régulièrement un apport de l’entrepreneur acquéreur entre 20 et 30 % du besoin de financement. Loin de vous « vendre » une reprise sans apport, une maîtrise de la finance d’entreprise doit vous permettre de réduire cet apport tout en ménageant, pour le banquier, un juste partage du risque :
– Ayez une approche de trésorerie sur le prévisionnel de reprise,
– « Jouez » entre apport en compte courant d’associés et apport en capital,
– Empruntez sur une durée inférieure à 8-10 ans,
– Négocier au bon moment (la sortie d’un bon bilan par exemple),
Il reste également primordial de négocier votre engagement personnel. En effet, les banques demandent systématiquement aujourd’hui, notamment lors de rachat de titres sociaux, la prise d’une caution personnelle en garantie. A défaut de pouvoir totalement négocier cette garantie, nous conseillons à nos clients de limiter cette caution. Nous préconisons de pouvoir la limiter en durée (durée inférieure à la période d’emprunt) et la limiter en montant (à 10 % du montant emprunté).

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